Les violences font toujours reculer les progressistes

J’ai voulu attendre quelques jours pour écrire ces lignes suite à la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, tué par un groupe se revendiquant de l’antifascisme à Lyon. Parce que lorsque qu’un événement dramatique comme celui-ci se produit, avec tant d’implications politiques, il est nécessaire de se garder des réactions à chaud, tant elles peuvent aggraver un contexte déjà dangereux.

Dans cette affaire, c’est la question de la violence en politique qui se pose avec acuité. Il y a dans notre pays des groupes, peu nombreux mais bien réels, qui assument l’usage de la violence physique pour déployer leur projet idéologique. C’est majoritairement le cas de l’ultra-droite, comme l’on expliqué ces dernières heures de nombreux spécialistes. Celle-ci recourt régulièrement aux attaques contre les personnes, là où l’ultra-gauche privilégie plutôt les attaques contre les biens et lieux symboles d’un capitalisme qu’ils combattent frontalement. Néanmoins, la mort de Quentin Deranque montre que même si elle est rare, la violence létale de l’ultra-gauche existe, et doit évidemment être condamnée avec la plus grande des sévérités par toutes celles et tous ceux qui se revendiquent de la République. On ne le répétera jamais assez, en République, le conflit politique ne doit jamais se résoudre par la force physique contre les personnes ou les biens, mais par le débat d’idées, les mobilisations sociales et le vote.

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De la radicalité en (écologie) politique – partie 1 – La radicalité floue des mots-obus

Déjà dix jours se sont écoulés depuis le clap de fin du congrès des écologistes ! Ce fut une période intense pour toutes celles et tous ceux qui y ont activement participé. J’en garderai de nombreux souvenirs, notamment celui de la solidarité et de la bonne humeur au sein d’une magnifique équipe, celle de Faire Gagner l’Écologie, la sensibilité à laquelle j’appartiens.

Les mots-obus ne font pas une ligne politique

Tout au long de ce congrès, dans un contexte difficile, lié à la fois à des nouvelles règles bien trop complexes, et au fait que notre groupe s’est créé il y a seulement quelques mois, sans personnalités très identifiées par l’opinion publique, nous n’avons cessé de défendre une ligne politique claire. Celle d’une écologie de gouvernement, désireuse d’être ambitieuse et crédible sur tous les sujets qui touchent à la fois à la marche du monde et au quotidien des françaises et français. Ce positionnement, qui nous a amené à aborder des thèmes peu mis en avant par les écologistes, comme les sujets régaliens, nous a régulièrement valu certaines caricatures. Et je voudrais y revenir ici un instant, car il me semble justement que ces caricatures disent quelque chose d’important sur le chemin minoritaire que prend la gauche ces dernières années.

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