Urgence climatique, urgence politique : les défis des écologistes pour 2027

Retrouvez ci-dessous le texte publié par la motion Faire Gagner l’Ecologie, dont je suis porte-parole national. À lire aussi ici : Accueil | Faire gagner l’écologie

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La crise géopolitique et énergétique que nous traversons est une véritable alerte rouge. À la fois signe d’un ordre mondial de plus en plus conflictuel, et mise en lumière d’un modèle économique encore très dépendant des énergies très polluantes que sont le pétrole et le gaz, elle a des conséquences sociales fortes avec le retour de l’inflation qui affecte directement le quotidien des françaises et français.

Ces dangers qui se cumulent nous ramènent à la mère des batailles politiques pour nous, écologistes : celle de la protection de l’environnement. Aller vers une production locale et sobre, débarrassée des énergies fossiles, est le meilleur chemin vers une planète habitable et une société plus juste.

Et le temps presse. Comme le rappelait en mars dernier le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à l’occasion de la publication du dernier rapport sur l’état du climat mondial : « l’humanité vient de traverser les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence. C’est un appel à agir. »

C’est pourquoi nous revendiquons l’urgence de porter une écologie politique forte. Une écologie qui ne soit pas supplétive, mais structurante. Avec une ligne politique claire, cohérente et assumée. Une écologie démocratique, qui intègre les citoyennes et citoyens  aux prises de décisions politiques, et sociale, qui protège les plus vulnérables et répartit équitablement les efforts.

Malheureusement, les écologistes français ressortent affaiblis des dernières élections municipales, et sont en net recul depuis les élections européennes de 2024. Certes, les alliances de la gauche aux législatives de 2022 et 2024 ont permis d’obtenir un groupe écolo fourni et utile à l’Assemblée Nationale, mais l’écologie politique semble échouer à convaincre largement quand elle se présente sous ses seules couleurs. À nos yeux, cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Les écologistes peuvent devenir un parti fort, à trois conditions.

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Les violences font toujours reculer les progressistes

J’ai voulu attendre quelques jours pour écrire ces lignes suite à la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, tué par un groupe se revendiquant de l’antifascisme à Lyon. Parce que lorsque qu’un événement dramatique comme celui-ci se produit, avec tant d’implications politiques, il est nécessaire de se garder des réactions à chaud, tant elles peuvent aggraver un contexte déjà dangereux.

Dans cette affaire, c’est la question de la violence en politique qui se pose avec acuité. Il y a dans notre pays des groupes, peu nombreux mais bien réels, qui assument l’usage de la violence physique pour déployer leur projet idéologique. C’est majoritairement le cas de l’ultra-droite, comme l’ont expliqué ces dernières heures de nombreux spécialistes. Celle-ci recourt régulièrement aux attaques contre les personnes, là où l’ultra-gauche privilégie plutôt les attaques contre les biens et lieux symboles d’un capitalisme qu’ils combattent frontalement. Néanmoins, la mort de Quentin Deranque montre que même si elle est rare, la violence létale de l’ultra-gauche existe, et doit évidemment être condamnée avec la plus grande des sévérités par toutes celles et tous ceux qui se revendiquent de la République. On ne le répétera jamais assez, en République, le conflit politique ne doit jamais se résoudre par la force physique contre les personnes ou les biens, mais par le débat d’idées, les mobilisations sociales et le vote.

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Bonne année 2026 !

« Nous, les arbres ».

Je me souviens très bien de cette exposition de la Fondation Cartier, que j’avais eu le bonheur de découvrir en 2019, juste avant de basculer dans le monde des confinements.

J’avais alors scruté les carnets du botaniste Francis Hallé, qui nous a quitté il y a quelques jours. Fascinante plongée dans le monde des arbres, créatures aux mille silhouettes, qui comme de nombreuses plantes ont la capacité de vivre très longtemps du fait de la « réitération ». C’est à dire, la capacité à se reconstruire à partir d’un même organisme vivant, telle une nouvelle branche qui forme un petit arbre, avec son propre génome.

Je forme le voeu que comme nos amis les arbres, nous sachions nous réinventer en 2026, individuellement et collectivement, l’un n’allant pas sans l’autre, pour trouver les chemins du mieux vivre.

Nous réinventer en prenant plus de temps pour observer la nature et prendre conscience du continuum du vivant que nous formons avec les plantes et les animaux.

Nous réinventer en sachant donner à l’Europe un élan décisif, pour en faire une terre de protection d’une certaine idée de la démocratie.

Nous réinventer en faisant vraiment de la politique autrement, tant les françaises et français l’attendent et tant la situation l’exige. Dans un champ politique plus fracturé que jamais, il importe de savoir trouver les compromis nécessaires pour avancer, sans jamais renoncer à l’idéal d’un monde juste, où chacune et chacun a droit au bonheur.

En 2026, faisons plus de place aux idées et à l’écoute.

Bonne année !

[Image : extrait d’un carnet de Francis Hallé]

Le parlement des écologistes adopte une motion historique sur l’Europe de la Défense

Le Conseil Fédéral d’octobre a voté une motion que j’ai proposée, visant à faire de la construction d’une véritable Europe de la défense un point incontournable de toute alliance entre les forces écologistes et de gauche au plan national, en vue d’élections législatives ou présidentielle.

C’est une avancée importante dans la doctrine écologiste en matière de défense, traditionnellement axée sur le désarmement. Le vote de la motion montre que les écologistes prennent actent de la nécessité pour l’Europe de s’armer, afin de garantir sa souveraineté dans un monde de plus en plus hostile, et de pouvoir mettre sa puissance au service d’une diplomatie axée sur les droits humains et la protection de l’environnement.

Le texte de la motion est à retrouver ici :

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