« Nous, les arbres ».
Je me souviens très bien de cette exposition de la Fondation Cartier, que j’avais eu le bonheur de découvrir en 2019, juste avant de basculer dans le monde des confinements.
J’avais alors scruté les carnets du botaniste Francis Hallé, qui nous a quitté il y a quelques jours. Fascinante plongée dans le monde des arbres, créatures aux mille silhouettes, qui comme de nombreuses plantes ont la capacité de vivre très longtemps du fait de la « réitération ». C’est à dire, la capacité à se reconstruire à partir d’un même organisme vivant, telle une nouvelle branche qui forme un petit arbre, avec son propre génome.
Je forme le voeu que comme nos amis les arbres, nous sachions nous réinventer en 2026, individuellement et collectivement, l’un n’allant pas sans l’autre, pour trouver les chemins du mieux vivre.
Nous réinventer en prenant plus de temps pour observer la nature et prendre conscience du continuum du vivant que nous formons avec les plantes et les animaux.
Nous réinventer en sachant donner à l’Europe un élan décisif, pour en faire une terre de protection d’une certaine idée de la démocratie.
Nous réinventer en faisant vraiment de la politique autrement, tant les françaises et français l’attendent et tant la situation l’exige. Dans un champ politique plus fracturé que jamais, il importe de savoir trouver les compromis nécessaires pour avancer, sans jamais renoncer à l’idéal d’un monde juste, où chacune et chacun a droit au bonheur.
En 2026, faisons plus de place aux idées et à l’écoute.
Bonne année !
[Image : extrait d’un carnet de Francis Hallé]
