Le 29 octobre sortira mon premier ouvrage, Leviers pour une économie écologique, aux éditions Érès, co-écrit avec Sophie Mordelet et Ronan Sohier.
Pré-commandes bientôt disponibles.

Porte-parole de Faire Gagner l'Écologie, professeur d'économie
Le 29 octobre sortira mon premier ouvrage, Leviers pour une économie écologique, aux éditions Érès, co-écrit avec Sophie Mordelet et Ronan Sohier.
Pré-commandes bientôt disponibles.
Retrouvez ci-dessous le texte publié par la motion Faire Gagner l’Ecologie, dont je suis porte-parole national. À lire aussi ici : Accueil | Faire gagner l’écologie
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La crise géopolitique et énergétique que nous traversons est une véritable alerte rouge. À la fois signe d’un ordre mondial de plus en plus conflictuel, et mise en lumière d’un modèle économique encore très dépendant des énergies très polluantes que sont le pétrole et le gaz, elle a des conséquences sociales fortes avec le retour de l’inflation qui affecte directement le quotidien des françaises et français.
Ces dangers qui se cumulent nous ramènent à la mère des batailles politiques pour nous, écologistes : celle de la protection de l’environnement. Aller vers une production locale et sobre, débarrassée des énergies fossiles, est le meilleur chemin vers une planète habitable et une société plus juste.
Et le temps presse. Comme le rappelait en mars dernier le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à l’occasion de la publication du dernier rapport sur l’état du climat mondial : « l’humanité vient de traverser les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence. C’est un appel à agir. »
C’est pourquoi nous revendiquons l’urgence de porter une écologie politique forte. Une écologie qui ne soit pas supplétive, mais structurante. Avec une ligne politique claire, cohérente et assumée. Une écologie démocratique, qui intègre les citoyennes et citoyens aux prises de décisions politiques, et sociale, qui protège les plus vulnérables et répartit équitablement les efforts.
Malheureusement, les écologistes français ressortent affaiblis des dernières élections municipales, et sont en net recul depuis les élections européennes de 2024. Certes, les alliances de la gauche aux législatives de 2022 et 2024 ont permis d’obtenir un groupe écolo fourni et utile à l’Assemblée Nationale, mais l’écologie politique semble échouer à convaincre largement quand elle se présente sous ses seules couleurs. À nos yeux, cette situation n’est pourtant pas une fatalité. Les écologistes peuvent devenir un parti fort, à trois conditions.
Lire la suiteEn décembre dernier j’ai été invité à un colloque du Research Institute for Sustainability, où j’ai participé à une conférence sur le rôle de l’économie sociale et solidaire dans la transition écologique.
Vous en trouverez un compte-rendu ici : An Undervalued Engine for Change: Cooperative Economics for a Just Transition | Research Institute for Sustainability
Retrouvez ma dernière tribune dans Usbek & Rica : Usbek & Rica – L’industrie écologique doit devenir un pilier de l’autonomie européenne
« Nous, les arbres ».
Je me souviens très bien de cette exposition de la Fondation Cartier, que j’avais eu le bonheur de découvrir en 2019, juste avant de basculer dans le monde des confinements.
J’avais alors scruté les carnets du botaniste Francis Hallé, qui nous a quitté il y a quelques jours. Fascinante plongée dans le monde des arbres, créatures aux mille silhouettes, qui comme de nombreuses plantes ont la capacité de vivre très longtemps du fait de la « réitération ». C’est à dire, la capacité à se reconstruire à partir d’un même organisme vivant, telle une nouvelle branche qui forme un petit arbre, avec son propre génome.
Je forme le voeu que comme nos amis les arbres, nous sachions nous réinventer en 2026, individuellement et collectivement, l’un n’allant pas sans l’autre, pour trouver les chemins du mieux vivre.
Nous réinventer en prenant plus de temps pour observer la nature et prendre conscience du continuum du vivant que nous formons avec les plantes et les animaux.
Nous réinventer en sachant donner à l’Europe un élan décisif, pour en faire une terre de protection d’une certaine idée de la démocratie.
Nous réinventer en faisant vraiment de la politique autrement, tant les françaises et français l’attendent et tant la situation l’exige. Dans un champ politique plus fracturé que jamais, il importe de savoir trouver les compromis nécessaires pour avancer, sans jamais renoncer à l’idéal d’un monde juste, où chacune et chacun a droit au bonheur.
En 2026, faisons plus de place aux idées et à l’écoute.
Bonne année !
[Image : extrait d’un carnet de Francis Hallé]
Retrouvez ma dernière tribune dans le Nouvel Obs :
Le Conseil Fédéral d’octobre a voté une motion que j’ai proposée, visant à faire de la construction d’une véritable Europe de la défense un point incontournable de toute alliance entre les forces écologistes et de gauche au plan national, en vue d’élections législatives ou présidentielle.
C’est une avancée importante dans la doctrine écologiste en matière de défense, traditionnellement axée sur le désarmement. Le vote de la motion montre que les écologistes prennent actent de la nécessité pour l’Europe de s’armer, afin de garantir sa souveraineté dans un monde de plus en plus hostile, et de pouvoir mettre sa puissance au service d’une diplomatie axée sur les droits humains et la protection de l’environnement.
Le texte de la motion est à retrouver ici :
Retrouvez le replay de ce webinaire passionnant organisé par l’association Écologie & République, dont je suis membre fondateur.
C’est ici : Webinaire : intelligence artificielle contre écologie ? – écologie et république

Comme prévu, François Bayrou et son gouvernement n’ont pas obtenu la confiance de l’Assemblée Nationale, et démissionnent. Cette situation ouvre une nouvelle période de crise politique, dans laquelle les écologistes doivent prendre des positions claires, dans l’intérêt du pays.
La situation est en effet préoccupante. Le niveau élevé du déficit et de la dette publics réduit les capacités d’intervention des pouvoirs publics pour mener des politiques de justice sociale et de transition écologique, alors-même que la France en a plus que jamais besoin.
Par ailleurs, de l’avis de nombreux économistes, l’état dégradé des finances publiques menace d’être aggravé par une crise politique qui viendrait à se prolonger. La France ne peut pas se permettre de ne pas voter de budget avant la fin de l’année, sous peine de fragiliser fortement tout son tissu économique.
Par conséquent, nous devons exiger du Président Macron qu’il nomme une ou un Premier.e ministre de gauche ou écologiste, en capacité de former un gouvernement rapidement, qui travaille à la préparation du budget 2026. Ce gouvernement doit pouvoir trouver une majorité à l’Assemblée nationale, ce qui implique de chercher des compromis politiques avec le bloc central.
Parallèlement aux réflexions sur un futur périmètre gouvernemental capable de donner un budget à la France, il faut approfondir l’initiative du “Front Populaire 2027”, qui jette les bases d’un rassemblement cohérent des écologistes et de la gauche pro-européenne pour les prochaines échéances électorales nationales.
Le rôle des écologistes dans la période est fondamental pour mettre parmi les premières priorités du budget 2026 deux sujets majeurs. D’abord, plus de moyens pour la transition écologique. En particulier pour aider les ménages les plus modestes et les petites entreprises à s’équiper pour économiser l’énergie. Ensuite, des mesures de justice fiscale. Les inégalités se creusent de plus en plus entre les plus riches et le reste de la population. Donc les plus fortunés doivent contribuer davantage à l’effort collectif. Et des économies importantes sont à réaliser du côté des aides versées aux grandes entreprises qui doivent être diminuées dès lors qu’elles ne s’engagent pas pour une économie qui crée de l’emploi local.
Enfin, pour enfin parvenir à une culture politique de coalition et de compromis, il faut instaurer la proportionnelle pour les prochaines législatives. La Ve République, où un bloc politique pouvait avoir la majorité à lui tout seul, c’est terminé.