Pour une décroissance qui va de pair avec la hausse du bien-être

Je signe avec l’économiste Brice Fabre une tribune dans le journal « Le Monde », pour défendre la mise en œuvre d’un nouveau contrat entre Etat et territoires qui permette d’atteindre l’objectif d’une décroissance juste et efficace. À lire ci-dessous, ainsi que directement sur le site du journal : Tribune Le Monde Décroissance et Territoires

Exposition photo « Les visages de l’économie durable »

Elles et ils sont les visages de l’économie durable. Une économie engagée pour la planète et pour la justice sociale. Découvrez cette magnifique exposition photos sur l’économie sociale et solidaire, le long des murs de la Caserne, bâtiment de la Ville de Paris situé à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue de Lobau. Nous l’avons inaugurée avec grand plaisir ce midi.

Toutes les informations ici : Expo photo « Les Visages de l’Économie Durable » – Ville de Paris

Podcast : qu’est-ce que la mode éclairée ?

Un podcast pour mieux comprendre comment faire le choix de la beauté sans être dans le futile, le polluant, le jetable et l’ostentatoire !

Cet échange nous parle de mode éclairée afin de dessiner les contours d’un avenir plus radieux. Au programme : changement de paradigmes, mode durable et mode éclairée.

Invités :

  • Sakina M’SA : directrice artistique, créatrice de la marque de la marque de mode éthique 100% durable Sakina M’sa
  • Joëlle Colosio : directrice exécutive des territoires chez ADEME
  • Lucie Bedar : sales manager chez Vivienne Westwood
  • Florentin Letissier : Maire-adjoint de Paris à l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire et la contribution à la trajectoire zéro déchet
  • Vulfran de Richoufftz : cofondateur de Panafrica

Tribune – À l’heure de la sobriété, Paris doit devenir la capitale de la mode durable

Alors que la production mondiale de vêtements a doublé depuis les années 2000, et que les fashion weeks émettent plus de 240 000 tonnes de CO2 chaque année, j’appelle la filière textile à relocaliser la production et à s’engager dans l’économie circulaire.

Une tribune à lire sur le site du journal Le Monde : À l’heure de la sobriété, Paris doit devenir la capitale de la mode durable

Engager des politiques locales de sobriété

L’écologie, c’est produire et consommer moins, mais mieux.

Comment peut-on mettre en place des politiques de sobriété dans les territoires ?

Quelques réponses concrètes dans cet ouvrage collectif publié par Cedis Formations, auquel j’ai contribué. Il sort à l’occasion des prochaines journées d’été des écologistes à Grenoble, du 25 au 27 août.

Pour une économie durable, il faut relocaliser la finance. C’est le sens de Paris Fonds ESS.

Tribune de Florentin Letissier, Adjoint à la Maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire, l’économie circulaire et la contribution à la stratégie zéro déchet et Fanny Massy, Directrice Générale de Paris Initiative Entreprise.

En 2015, l’accord de Paris pour le climat nous fixait pour objectif de maintenir l’augmentation de la température moyenne de la planète à moins de deux degrés Celsius, en insistant notamment sur la nécessité de « rendre les flux financiers compatibles » avec une économie plus durable.

La finance est au coeur des enjeux écologiques : elle fournit les moyens financiers nécessaires à tous les investissements vers une économie durable et décarbonée. Nous le savons, ils sont nombreux : il faut isoler massivement les bâtiments, développer les énergies renouvelables, déployer les transports collectifs et la mobilité douce, généraliser l’agriculture bio et locale, s’approvisionner différemment en faisant de nos déchets des ressources, et relocaliser notre production.

Tout cela nécessite de mobiliser d’importants flux financiers, publics comme privés. En France, l’étude la plus récente publiée par le think tank I4CE estimait que sur l’année 2020, le montant total des investissements pour le climat s’élevait à plus de 45 milliards d’euros, alors qu’il en faudrait au moins 15 milliards de plus pour se donner les moyens d’une véritable transition écologique et sociale de notre économie. C’est notamment l’objectif du programme InvestEU, porté par l’Union européenne et lancé l’année dernière, qui mobilise une garantie budgétaire de plus de 26 milliards d’euros sur la période 2021-2027, pour permettre aux acteurs publics et privés d’investir massivement dans « une économie plus verte, numérique et résiliente ».

Oui, il faut investir davantage dans la transition écologique, mais il est tout aussi indispensable de penser la manière dont cet argent va être utilisé sur les territoires. La finance verte doit bénéficier à l’économie réelle, locale et créatrice d’emplois. Elle doit être à l’avant-garde de ces nouvelles activités capables de recréer du lien social et de la résilience. Elle doit permettre d’investir dans ces métiers de production et de transformation à fort impact social et environnemental, qui préservent nos ressources naturelles, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons, sur lesquelles sont d’ores et déjà positionnés des entrepreneurs engagés qui ne demandent qu’à se développer. Pour relocaliser la production, il faut donc relocaliser la finance. L’un ne peut aller sans l’autre.

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Maman, hier c’était ta fête

Maman hier c’était ta fête. J’ai hésité à écrire ce post, moi qui ne parle que politique ici, et pas de ma vie privée. Mais ta vie immense a été aussi éminemment politique alors ces quelques mots ont à mes yeux toute leur place à cet endroit. Et puis je trouve que la fête des mères ce devrait être d’abord l’occasion de parler de la vie de nos mères, de leurs engagements et de leurs aspirations.

Bien-sûr la politique se niche dans tous les recoins de l’existence. Dans tous les choix que chacune et chacun nous faisons. Tes choix ont toujours été forts, réfléchis et emplis de convictions. Toi, la petite fille de la cité des Dervallières, mère caissière et couturière, père ouvrier sur les chantiers de l’atlantique. Excellente élève, tu es devenue professeure de français-latin en collège. Tu t’es élevée vers ta vocation grâce à l’école de la République, et tu lui as tant donné ensuite. Prof adorée de tes élèves, habitée par les textes que tu enseignais, tu animais des ateliers théâtre sur tes pauses midi. Ils étaient comme tes enfants tes élèves, tu leur donnais énormément. À l’heure où l’école publique est si maltraitée par les gouvernements en place, ce que tu as accompli est tout simplement exemplaire. L’institution scolaire, elle, était bien peu reconnaissante d’un investissement comme le tien. C’est souvent comme ça, les ministères font peu de cas des gens qui préfèrent mettre leur temps à être vraiment utile plutôt qu’à courir après les honneurs ou les médailles.

Et puis il y avait ta vie de femme, de maman. Avec ma frangine, tu nous as tant appris et donné. Tu nous accompagnais dans nos projets, dans nos rêves. Soutien sans faille. Nous nous efforcions de suivre ton exemple d’une vie vécue avec passion et conviction. S’ouvrir aux autres. Se méfier des grandes gueules. Agir, faire, avec bienveillance. Tu n’étais pas une militante politique, ni syndicale. Tu étais bien plus que ça, ta vie toute entière était militante. Tu portais sur mon engagement politique un regard fier, mais tu te méfiais aussi avec raison des dérives d’un milieu touché lui aussi par la culture du clash et du buzz, au détriment du véritable débat d’idées, respectueux et argumenté. Cela fait trois ans que tu es partie et chaque jour je mesure tout ce que tu m’as apporté, personnellement et politiquement. Sur la terre comme au ciel, tu es avec moi chaque jour qui passe.

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