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Ecoquartier St-Vincent-de-Paul : une nouvelle étape commence

L’écoquartier Saint-Vincent-de-Paul est un des projets majeurs de la mandature 2014-2020 dans le 14ème arrondissement. En cette fin d’année 2016 s’ouvre une nouvelle étape avec la création de la ZAC et la désignation de l’aménageur. Le point sur trois priorités pour les mois à venir. 

1/ Approfondir le processus de concertation

Lors de la première phase de la concertation qui s’est tenue de mi-2014 à mi-2016, les habitant-e-s ont pu faire part d’un certain nombre de grandes orientations pour le futur quartier. Un bilan a été produit, qui sera transmis à l’aménageur. Trois thèmes se dégagent, débouchant sur de multiples propositions :

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L’aménageur, qui a notamment la charge de la réalisation des ouvrages publics et de la définition des lots à construire, va être maintenant l’acteur privilégié avec lequel la Ville de Paris et les habitant-e-s vont travailler pour concrétiser un certain nombre de ces propositions. Le comité d’organisation de la concertation sera un des lieux centraux de ce travail collectif, comme le réaffirme d’ailleurs le vœu de la majorité municipale voté lors du conseil du 14ème arrondissement du 28 novembre : Voeu SVDP CA281116

2/ L’exemplarité environnementale en actes

Il s’agit avec Saint-Vincent-de-Paul d’avoir un écoquartier exemplaire, ce qui passe évidemment par l’accent mis sur la sobriété énergétique, les énergies renouvelables, la végétalisation et la préservation de la biodiversité.

Tout d’abord, des contraintes existent aujourd’hui sur le site, qu’il faudra résoudre lors de l’aménagement du quartier. Les éléments de pollution des sols (traces d’hydrocarbures et d’anomalies en métaux), et les traces d’amiante dans certains bâtiments devront ainsi être supprimés. D’autre part, le fait que le terrain soit situé en zone d’anciennes carrières souterraines est également à prendre en compte. Mais côté atouts, le site possède une biodiversité à sauvergarder. Les inventaires réalisés de la faune et la flore montrent notamment la présence d’espèces protégées d’oiseaux et de chiroptères, ainsi que de plantes typiques de la région parisienne. Les corridors écologiques entre le quartier et les espaces verts aux alentours (constitués des jardins privés des institutions voisines), devront donc être  préservés.

L’exemplarité environnementale sera présente dès le début des travaux, avec la mise en place d’une charte « chantier propre », prévoyant entre autres la sauvegarde de la terre végétale excavée, en vue d’une utilisation ultérieure sur le site, et un maximum de déblais devra être réemployé dans le cadre des constructions.

En termes énergétiques, l’ambition est de tendre vers un quartier à énergie positive, et de développer au maximum les énergies renouvelables. Dans le cadre de l’étude d’impact environnemental, deux scénarios ont ainsi été envisagés : l’un retient les spécifications du plan climat de la Ville de Paris, et l’autre, plus ambitieux, repose sur des bâtiments à énergie positive (BEPOS), c’est à dire des bâtiments qui produisent davantage d’énergie qu’ils en consomment. Sur le volet production d’énergies renouvelables, trois solutions privilégiées apparaissent aujourd’hui : le raccordement au réseau CPCU (dont le mix contient 50% de renouvelable), la récupération de chaleur sur les eaux usées, ainsi que le solaire thermique et photovoltaïque. Des études plus approfondies doivent désormais être menées afin d’inscrire ces dispositifs dans les cahiers de prescriptions architecturales et environnementales de chaque lot de la ZAC.

Immeuble à énergie positive à Grenoble

Immeuble à énergie positive à Grenoble

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rappelons pour finir quelques grands apports de la première phase de la concertation en matière de préservation de l’environnement : volonté d’un quartier qui limite la place de la voiture et qui favorise les circulations à vélo et piétonnes, accent mis sur la conservation/rénovation des bâtiments existants (devant représenter 60% des futures surfaces bâties dans l’écoquartier), exigence en termes d’agriculture urbaine et de surfaces végétalisées, y compris sur les façades et les toits des bâtiments.

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3/ Mettre en œuvre une programmation de logements et d’activités solidaire et innovante

Enfin, il s’agit dans les prochains mois d’affiner la programmation des surfaces de logements et d’activités. Les grandes orientations sont connues : sur 60 000 mètres carrés de surface de plancher environ, 43 000 m2 seront dédiés aux logements, dont 50% d’entre-eux seront sociaux, conformément à notre volonté municipale de favoriser davantage de mixité sociale au nord de l’arrondissement. La mixité devra d’ailleurs se penser au sein même du quartier, à l’échelle de chaque îlot. Dans la mesure du possible, les futur-e-s résident-e-s du quartier pourront d’ailleurs être impliqué-e-s dans la conception des espaces de vie, en amont de la construction des bâtiments.

Un programme ambitieux d’habitat participatif est également prévu. Sa taille et ses modalités concrètes de financement sont encore à préciser, mais l’objectif serait de tendre vers 10% du nombre total de logements du quartier sous cette forme, ce qui en ferait une des plus importantes opérations en France. Ce programme d’habitat participatif doit permettre d’encourager le vivre-ensemble au quotidien, et d’expérimenter de nouveaux outils de lutte contre la spéculation immobilière. Les questions auxquelles il faudra répondre sont nombreuses mais passionnantes : comment monter une coopérative d’habitant-e-s d’une ampleur inédite à Paris ? Quel montage financier innovant, permettant la mixité sociale, via notamment un partenariat avec un bailleur social ? Quels outils mobiliser pour une gestion non-spéculative du foncier, qui a vocation à rester dans le domaine public ? Le 14ème pourra compter sur l’expertise des services de la ville, ainsi que sur un collectif local très impliqué, pour répondre à ces problématiques.

Concernant les surfaces d’activités, il faudra s’inspirer de la dynamique de l’occupation temporaire à l’œuvre actuellement sur le site. Cette dynamique a un nom, Les Grands Voisins, et rassemble à un même endroit des foyers d’accueil pour personnes migrant-e-s, des collectifs d’artistes et de créateurs, des acteurs de l’économie sociale et solidaire. On ne compte plus les reportages et articles réalisés sur ce lieu unique et inspirant. Par exemple très récemment ce reportage du Pavillon Arsenal

 

Sur les surfaces d’activités prévues dans le futur écoquartier, il faudra donc envisager divers dispositifs économiques et immobiliers pour rendre accessibles les locaux à des acteurs innovants et engagés qui n’ont pas toujours les moyens de payer des loyers élevés.

Voilà quelques uns des chantiers qui attendent Saint-Vincent-de-Paul dans les mois à venir. N’hésitez pas à participer à la dynamique de la concertation, en vous manifestant auprès de la mairie du 14ème, ou en vous rendant sur le site dédié : https://st-vincent-de-paul.imaginons.paris

 

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